La location sans les inconvénients

Modifié le 1/01/1900

Isabelle de Montjoye et Laurent Mengal
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Belim Bouwteam
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La gestion d'un bien immobilier donne des cheveux gris à de nombreux propriétaires. Pourquoi pas la confier à des professionnels ? Make property work propose trois formules de gestion locative basée sur des forfaits et non sur un pourcentage comme le propose traditionnellement le marché.

Agréée IPI (Institut professionnel des agents immobiliers), Isabelle de Montjoye a travaillé pendant quelques années dans l'immobilier de courtage puis en tant que gestionnaire du patrimoine familial. Laurent Mengal dispose quant à lui d'une expérience de gestion immobilière à titre privé.

En juin dernier, ces deux-là décident de faire la paire en même temps que le grand saut : ils créent Make Property Work, une entreprise spécialisée dans la gestion locative.

Les deux partenaires qui travaillent en binôme se sont très vite rendu compte qu'il existait un créneau inexploité en matière de gestion locative. "Investir dans l'immobilier requiert une connaissance précise du cadre administratif, technique et légal, mais aussi une disponibilité permanente et un capital “temps” souvent incompatibles avec des activités professionnelles, explique Laurent Mengal. Confier la gestion locative de son patrimoine immobilier est une solution. Nous proposons trois formules : les “packs” light, easy et full, avec honoraires préétablis variant suivant le module choisi entre 35 et 85 euros par mois, TVA comprise. Nous avons opté pour cette formule plutôt que pour le pourcentage de 6 à 10 % du loyer mensuel plus charges généralement proposé par le marché. "


Services à la carte

Suivant la formule choisie, Make Property Work offre toute une série de services liés à la gestion, l'entretien et la rénovation d'un bien. « Il peut s'agir par exemple du recouvrement des loyers, de la présence aux assemblées générales, de la révision d'un taux d'emprunt, mais aussi de la gestion de travaux en tant que maître d'ouvrage délégué, expose Isabelle de Montjoye. Nous suggérons également deux assurances garantissant le propriétaire contre les risques liés au bail : la protection juridique et l'assurance loyers impayés. »

Le métier est toutefois relativement peu connu. « La plupart des gens confondent la gestion effectuée par un syndic (qui concerne l'ensemble d'un bâtiment) avec la gestion locative proprement dite qui se concentre sur un bien déterminé, poursuit notre interlocutrice. De plus, peu d'acteurs exercent la gestion locative comme activité principale. La plupart des sociétés immobilières réalisent des opérations de courtage (achats-ventes) et accessoirement de la gestion. »

La société ne marche pas sur les platebandes des agences traditionnelles, mais travaille en complémentarité avec certaines d'entre elles. " Notre démarche est assez claire, enchaîne le tandem. Nous ne sommes pas un concurrent pour les agences immobilières. Nous ne pratiquons pas de locations ou de ventes. La gestion locative est, selon nous, un métier à part entière." Make Property Work travaille d'ailleurs avec certaines d'entre elles telles les agences Victoire, Latour et Petit, Mecxx, qui souhaitent compléter la gamme de leurs services.


Patrimoine en gestion

A terme, la jeune société bruxelloise souhaite attirer un public plus large, celui des propriétaires qui, aujourd'hui encore, sont un peu réticents à mettre leur patrimoine immobilier en gestion. "Nous nous sommes inspirés du marché français où l'ensemble du patrimoine immobilier est pratiquement mis en gestion, une situation qui s'explique par le fait que les revenus locatifs sont taxés et déduits fiscalement", constate Laurent Mengal.

Depuis quatre ans, les baux sont enregistrés en Belgique. A moyen terme, une taxation des revenus locatifs est envisageable. Elle pourrait faire les affaires d'une société comme Make property work. "Si un tel scénario se produit, beaucoup de gens vont s'orienter vers la gestion locative, conclut-il. Et si nous offrons les meilleurs services à un prix concurrentiel, nous aurons une longueur d'avance."

Source: lesoir.be